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« C’est tout ce que j’ai toujours voulu » : rencontre avec Jessica Toner, cultivatrice de pommes de terre de quatrième génération Revenir
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« C’est tout ce que j’ai toujours voulu » : rencontre avec Jessica Toner, cultivatrice de pommes de terre de quatrième génération

Nichée dans les collines de Grand-Sault, au Nouveau-Brunswick, l’entreprise Toner Produce Limited, est non seulement la résidence de la famille Toner, mais un membre du réseau des cultivateurs de McCain. Après 30 ans, la quatrième génération de Toner prend la relève de l’entreprise familiale dirigée par Jessica, la première femme cultivatrice de la famille.

Aujourd’hui, Jessica gère Toner Farms avec son cousin Luke et réalise un rêve qu’elle n’aurait jamais cru poursuivre dans sa jeunesse. « Je ne voulais pas devenir cultivatrice, se souvient Jessica en souriant. Mon grand-père, qui était cultivateur de pommes de terre, possédait aussi une concession automobile. Comme l’agriculture ne m’intéressait pas du tout, j’ai commencé à travailler à la concession à l’âge de 16 ans, puis j’ai obtenu un baccalauréat en commerce. Ensuite, je suis partie vivre dans l’Ouest et j’ai commencé à vendre des voitures. »

Jessica a renié ses racines agricoles, mais s’est vite rendu compte qu’il manquait quelque chose dans sa vie : la passion pour son travail, la même que son père avait pour l’agriculture. « J’ai téléphoné à mon père, et il m’a dit que l’agriculture n’était plus ce qu’elle était, qu’il fallait maintenant savoir comment gérer une entreprise. Il m’a demandé de revenir à la maison pour essayer et voir si cela me plairait. »

 

Non seulement elle a aimé ce travail; elle l’a adoré. « Je suis tombée amoureuse de ce mode de vie, se souvient Jessica. C’était tout ce que j’avais toujours voulu, mais je ne m’étais jamais rendu compte que j’avais déjà accès à tout cela. »

L’amour de Jessica pour son métier se reflète dans sa façon de le décrire : il ne s’agit pas uniquement de connaître les rudiments du métier, mais plutôt de perfectionner un savoir-faire. « De la mise en terre jusqu’à la récolte, on vit le meilleur sentiment qui soit. » Elle s’arrête ensuite pour trouver une métaphore qui exprimerait sa pensée : « La seule manière pour moi de décrire ce sentiment, c’est de le comparer à un matin de Noël. Nous avons une petite idée de ce qui se trouve sous l’arbre, mais nous n’avons aucune certitude... et finalement, lorsque nous voyons les cultures pousser, nous éprouvons un grand sentiment d’accomplissement. »

 

L’idée que l’agriculture est un monde d’hommes irrite profondément Jessica. « De plus en plus de femmes travaillent dans cette industrie, souligne-t-elle. Quand j’étais jeune, j’avais de la difficulté à envisager l’agriculture comme une possibilité, car je n’avais aucun modèle. De nos jours, de plus en plus de femmes pratiquent l’agriculture, et elles incarnent des modèles pour les petites filles à l’école. »

Son conseil pour les jeunes femmes qui souhaitent se lancer dans l’industrie est simple : « Si vous aimez cela, faites-le. Mais si vous n’aimez pas profondément ce que vous faites, vous ne réussirez pas. L’amour de votre métier vous donnera envie de vous lever chaque matin et de repousser vos limites. Si une personne vous dit que vos efforts ne suffisent pas, prouvez-lui qu’elle a tort. » L’amour de Jessica pour la terre et les pommes de terre la motive à se lever le matin et garantit ainsi une autre génération de prospérité pour sa famille et de délicieux produits de pommes de terre pour les clients de McCain.